25 août 2005
Le MRC est pour une Gauche révolutionnaire avec la République !
Le Mouvement Républicain et Citoyen accompagnera le mouvement social qui se produit dans le pays. Pour autant le Mouvement Républicain et Citoyen entend préciser son interprétation du 29 mai. A travers cette consultation inespérée pour les forces progressistes à l’œuvre dans le pays, les Françaises et les Français ont rappelé leur attachement à la démocratie et à la République pour tout projet politique à venir, fut-il européen. La question sociale sans laquelle la République serait vide de sens, articulée au respect de la source légitime du pouvoir, à savoir la souveraineté populaire doit être désormais la priorité des priorités. Face à l’uniformisation du monde par le libéralisme, la souveraineté populaire s’impose comme un axe de résistance.
Le Mouvement social est diffus, fragmenté, dans le pays. Partout des luttes sociales s’engagent sur les fronts de la défense de l’environnement et de la qualité des aliments, de la défense d’un accès à l’eau potable en dehors des sociétés privées, de la défense du logement social, de la défense des emplois détruits par les délocalisations, de la défense des salaires et des emplois publics, de la défense de la dignité des travailleurs tous secteurs confondus. Ces combats sont pertinents, nécessaires, justes, urgents et la pression sociale qui s’en dégage à l’encontre de nos gouvernants doit demeurer.
Il n’en demeure pas moins que ces combats, de par l’horizontalité de leurs actions manquent leur cible : la mondialisation libérale. Le Mouvement Républicain et Citoyen invite nos concitoyens à ressaisir les luttes sociales dans une verticalité qui a pour nom la souveraineté populaire. C’est pourquoi il appelle nos compatriotes progressistes à vaincre la gauche sociale-libérale qui a déserté le combat social et qui a capitulé face à la mondialisation libérale : cette gauche, alléguant la défaite du communisme, s’est compromise avec le libéralisme. La résignation n’est pas conforme à l’essence de la Gauche. Aujourd’hui tout porte à penser, que c’est la globalisation des marchés financiers et les distorsions qu’elle imprime aux économies nationales, qui produit la misère et la casse sociale dans le monde, en Europe, en France. C’est pourquoi le projet de la gauche en 2007 devra inscrire dans le marbre une résistance à la mondialisation libérale, faisant converger les luttes sociales locales et mondiales. Autrement dit régénérer une citoyenneté active ouverte sur un monde respectueux de tous. Demain, comme aujourd’hui, il y aura des hommes et des femmes libérés de la pesanteur des conformismes pour mener ce combat.
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