27 novembre 2005

A la mémoire d'Antoine Diouf, mort pour la France !

Cette chanson a été chantée par Edith Piaf.

Paroles : Marcel Faraud, Raymond Asso, musique de René Cloërec.

Antoine Diouf a été assassiné par les Allemands le 3 août 1944 à Carrians, près de Carpentras. Antoine Diouf préférera la Résistance que son ardent patriotisme lui commandait. Le surnom « Blanchette » surnom dont se faisait volontiers appeler Antoine Diouf, avait perdu depuis longtemps tout sens péjoratif.

Le Martyre du pauvre Nègre

Je voudrais dire la souffrance

D’Antoine Diouf mort pour la France….

On est le soir, un soir d’été,

Un soir d’avant la liberté.

Lui c’est un Noir, un fier jeune homme,

Un fier jeune homme qu’on surnomme

Blanchette, sublime héros,

Qui meurt, criant à ses bourreaux :

Refrain

« Oh, non…oh, non….

Je ne vendrai pas mes amis,

Je suis français et j’ai promis.

Croyez-vous que ma chair meurtrie

Me fasse trahir ma patrie ?

A ma patrie mon cœur jura :

Nègre, au devoir demeurera.

Alors vous pouvez me tuer,

Pour le restant je suis muet.

Je suis français et j’ai promis,

Je ne vendrai pas mes amis.

Oh, non… oh non… »

Pour qu’il vende la résistance

On lui arrache l’existence…

Oh, bien sûr, c’est la Gestapo

Et sa milice, affreux suppôt.

Lui c’est un Noir, un fier jeune homme,

Un fier jeune homme qu’on surnomme

Blanchette, sublime héros,

Qui meurt, criant à ses bourreaux :

Refrain

« Oh, non…oh, non….

Je ne vendrai pas mes amis,

Je suis français et j’ai promis

Finissez-en, grands scélérats.

Pourquoi me sciez-vous le bras ?

Je ne puis plus encore souffrir,

Tout ce que je puis c’est mourir,

Mais je suis fier, bouchers maudits,

Puisque je meurs et je n’ai rien dit

« Oh, non…oh, non….

Je ne vendrai pas mes amis,

Je suis français et j’ai promis

Pour lui parfaire son supplice,

« Crevons un œil » dit un complice.

Un œil ? « Oui, pour que l’autre encor

« Regarde agoniser son corps ! »

Et c’est ainsi que ce jeune homme,

Ce fier jeune homme qu’on surnomme

Blanchette, sublime héros,

Qui meurt, criant à ses bourreaux :

Refrain

« Oh, non…oh, non….

Je ne vendrai pas mes amis,

Je suis français et j’ai promis.

Oui, j’ai promis jusqu’à ma peau

Pour que flotte mon beau drapeau.

En serviteur obéissant,

A la France j’offre mon sang.

Mais le sang qu’ont souillé vos mains

Se lavera au sang germain.

Je meurs Français et j’ai promis,

Je ne vendrai pas mes amis.

Oh, non….oh, non….. »

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