31 janvier 2008

Ce qu'il y a de plus important avant les municipales !

Traité de Lisbonne : grand rassemblement populaire le samedi 2 février pour exiger un référendum !

Jean-Pierre Chevènement fera partie des intervenants à la tribune, samedi 2 février à 14h30 à Paris (Halle Carpentier).


Traité de Lisbonne : grand rassemblement populaire le samedi 2 février pour exiger un référendum !
Traité européen : Pour un référendum / Non au déni de démocratie !

Le Comité national pour un référendum (CNR) appelle à un grand rassemblement populaire.

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux cotent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d'Ivry

28 janvier 2008

Pour solde de tout compte !

 

db1614b98ccc000040ffedf0bcf0ad14.jpgC'est à la demande personnelle du député actuel que je quittais comme candidat le première circonscription.

Cette préoccupation était devenue pour lui une véritable obsession : il était évident que mon maintien entravait sérieusement ses chances d'emporter la victoire.

Après quelques hésitations et étant donné que cela m'était présenté comme un service personnel, j'acceptais ce qui devenait un accord entre nous. Nous restions en contact pour le choix de ma nouvelle implantation.

Le seconde circonscription avait retenue mon attention à titre personnel pour deux raisons :

  • elle comportait un morceau de la ville de Tours

  • dans mon esprit elle était d'avance perdue pour la candidate estampillée PS. L'intérêt d'y être pour moi était d'augmenter le score de la gauche au second tour par une offre politique plus riche dès le premier tour.

Finalement cette solution ne fut pas retenue pour ma nouvelle implantation dans la mesure où ce choix impliquait l'aggravation des relations quelque peu difficiles du candidat de la 1ère avec le mari de la candidate de la 2éme circonscription.

Ma translation de la première à la seconde lui aurait posé des problèmes personnels ne faisait-il comprendre.

Après beaucoup de considérations qui excluaient presque toutes autres circonscriptions pour ma nouvelle implantation, la troisième fut retenue. Elle ne semblait susciter aucune réticence de la part du candidat de la première auquel je laissais le champ libre.

Pourtant ce choix fait en concertation me paraissait plus délicat dans la mesure où la 3ème circonscription pouvait basculer comme à son habitude à gauche. Y être candidat me semblait plus risqué pour la gauche mais il me fallait défendre les couleurs de ma formation politique. Marisol Touraine gagna finalement cette élection de justesse.

Mon départ de la 1ère circonscription connaissait aussi un codicille : le candidat de la première circonscription m'avait proposé une suppléance dans le cadre des prochaines élections cantonales, il s'agissait du canton de Tours Centre. Cette solution avait recueilli mon assentiment dans la mesure où pour des raisons personnelles je n'entendais pas en 2008 faire une campagne électorale de premier plan mais juste garder un oeil avisé sur la politique locale.

Force est de constater que pour part j'ai tenu parole et que celui à qui je crois avoir rendu un grand service n'a pas tenu la sienne.

J'ai la conviction que de la part du député de la première circonscription, il ne s'agit que d'un excès de faiblesse. Il est vrai que j'avais négligé ce paramètre !

L'honneur et la parole

Bientôt, je vous dirai comment j'ai quitté la première circonscription de l'Indre et Loire aux dernières élections législatives de 2007 au profit du député actuel.

Je ne laisserai pas mon honneur livré aux chiens ! Je vous dirai l'entière vérité.

En attendant, j'observe, j'entends !

25 janvier 2008

Un homme à abattre et un miracle va s'accomplir !

 

223ff3c1f8f2439585cce0cf17e1e810.jpgJe tremble de tout mon corps ! Je serai devenu en l'espace de quelques jours et par le fait d'une seule personne un homme à abattre pour le Parti Socialiste d'Indre et Loire !

En effet l'assistant parlementaire local du député de la première circonscription de l'Indre et Loire a prononcé une fatwa à mon encontre !

Un décret d'ostracisme « Tison » ou une circulaire que sais-je serait en cours d'élaboration me mettant à l'index et me déclarant persona non grata à l'attention de l'ensemble des secrétaires de section du Parti Socialiste d'Indre et Loire.

Mais que me reproche-t-on ?

D'avoir exigé haut et fort et sans trop mettre de formes que notre député aille voter contre le projet de ratification parlementaire du Traité de Lisbonne le 4 février prochain à Versailles. Ce traité est le copier-coller de la défunte « constitution » européenne rejetée par le peuple français en 2005. Procéder à sa ratification à nouveau serait contourner la souveraineté populaire et commettre un coup d'état simplifié comme par le passé nous en connurent ! Notre député dans ses voeux aux tourangeaux a dit sa préférence pour un référendum or lors du vote à L'Assemblée Nationale sur cette question il s'est abstenu, ce qui préfigure qu'il fera de même à Versailles : s'abstenir à nouveau et par la même rendre beaucoup plus difficile la tenue d'un référendum. Nous avons donc à faire à un double discours ! Par ailleurs il n'a répondu à aucune des sollicitations qui lui ont été adressées !

C'est l'essentiel de ce que l'on me reproche et qui vaudrait bien la peine que le PS37 s'énerve un peu : oui ou non, pour ou contre le respect de la démocratie !

Bref ! Je ne résiste pas à l'envie à l'instar de Ségolène Royal de citer les Saintes Écritures : « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ». Mais moi je ne tendrai pas l'autre joue !

Celles et ceux que je connais et qui me connaissent au PS37 savent que je leur garde mon entière affection et confiance, beaucoup pense comme moi et je leur fait confiance. Je ne doute nullement d'eux.

Enfin pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore l'assistant parlementaire local du député de la première circonscription, c'était le petit monsieur qui a ostensiblement ouvert le chemin à Ségolène Royal lors de la cérémonie du partage de la galette des rois au Vinci le 24 janvier. Je n'étais pas encore présent à ce moment là mais je me suis laissé dire, invité par le PS37 dans l'après-midi, que les Rois mages avaient souri !

O combien je regrette le temps où la madone aurait pu ordonner à ses 17 millions de disciples la destruction du Temple des marchands de trafic !

Allez Ségolène, encore un miracle !

A bientôt !

24 janvier 2008

Ma plus histoire sera pour vous (suite et fin)

f6946943db91333ac0d2dbd0fba802a7.pngComme je vous l'ai dit c'est sur la base d'un accord politique que je fus intégré au comité de camapgne de la candidate à Tours.

Mon contrat était clair. Ségolène Royal devenait la candidate que je devais faire gagner. Il ne m'était pas demandé de l'aimer mais de la servir de toutes mes forces. J'avoue que cette femme par sa ténacité m'a soufflé ! J'ai donc appris à aimer travailler pour elle tout en ne partageant pas toutes ses options politiques.

D'ailleurs aujourd'hui sa volte-face sur la tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne est une faute politique à long terme mais sans doute pour elle une nécessité pour qui veut s'emparer du Temple Socialiste déserté en l'état.

La première réunion de campagne s'était tenu dans mon souvenir à la mairie de Tours. Il y avait la totalité des individualités socialistes requises pour la campagne. J'avais le sentiment qu'il s'agissait de les neutraliser en les invitant tous à la Cène. Aucune privatisation de la candidate ne devait être possible et les OPA ou OPE entre eux décelables. Peu d'enthousiasme et il transpirait le même doute sur la capapcité de la candidate, la même irritation sur ses hésitations. Certains entendaient garder le secret de la manipulation qu'ils feraient de la candidate pour servir leurs desseins.

Je me souviens de la mise à l'écart rapide de la l'association DA de la candidate et du peu de cas qu'il était fait de ses membres : pour certains des impures ou des idiots. Son animateur local du vite passer sous les fourches caudines du parti socialiste. il fut purement et simplement comme castré. Certains étaient obnubilés par les élections législatives qui suivaient et par là même attentifs au travail à accomplir à leur simple profit, Ségolène Royal passait bien après mais elle passait dans leurs préoccupations.

Mais dans l'ensemble le travail fut fait ! Je salue à ce titre l'ensemble des militants de la base comme on dit, ils ont été impéccables et courageux. Les seuls vrais soutiens à la candidate !

Je me souviens de la droiture rationnelle de certains qui nonobstant le fait qu'ils n'étaient pas comme ils disaient ségolistes ont impeccablement travaillé pour la candidate, je pense à DA mais aussi aux fabiusiens membres de notre comité de campagne. Eh oui !

Pour résumé l'Indre et Loire était à l'image de Paris, les mêmes incertitudes, les mêmes doutes et la même ardeur des militants que Ségolène Royal avait multiplier comme les poissons !

Ma contribution à moi dans tout cela : rendre aux tourangeaux le mieux que possible la parole de Ségolène Royal, en quelque sorte témoigner en son nom sans jamais brouiller ou dénaturer le souffle de son message au Pays, la défendre : avec elle tout redevenait possible, la gauche pouvait commencer à remonter la pente.

Ségolène Royal est donc présente aujourd'hui à Tours, je salue l'ancienne candidate pour laquelle j'ai oeuvré sincérement. Elle vient soutenir des candidats aux prochaines municipales et cantonales. Elle fait son devoir de future candidate au premier secrétariat du Temple Socialiste. C'est le donnant-donnant !

Pour ma part comme je regrette le temps où Ségolène Royal aurait pu ordonner à ses 17 millions de disciples la destruction du Temple des marchands de trafic et le rebâtir par une alliance future et nouvelle avec le peuple français. Elle tendra l'autre joue ! Mais il est vrai que le parcours d'un homme ou d'une femme politique est parfois comparable à la passion du Christ ! Attention le Mont Golgotha n'est pas loin !

Voilà, il n'est plus que temps pour moi de tourner cette page, de saluer de loin Ségolène Royal, là voilà prévenue et de vous dire que je ne vous quitte pas, moi aussi je crois aux forces de l'esprit.

C'est rempli de ces forces que je reviendrai vers vous ! Allez, je vous donne un premier rendez-vous important : 2012 !

D'ici là je travaillerai de toutes mes forces au respect de la démocratie dans notre pays !

 

23 janvier 2008

Mes plus belles histoires seront pour vous ! DSK et son répétiteur en direct !

e32fe746123e3e6dd19f4188c19a1f17.jpgLibéré des contingences des négociations électorales pour les municipales de la ville de Tours et puisqu'il a été décidé que l'on décide à ma place, je retrouve avec plaisir du temps pour me consacrer à l'écriture de mes souvenirs de campagne électorale avec Ségolène Royal.

Je le rappelle, c'est la venue de Ségolène Royal le 24 janvier prochain qui fait rejaillir dans mon esprit les faits dont j'ai été le témoin.

Avant d'en venir à mon département – c'est pour bientôt – encore une anecdote vécue à Paris.

Je me souviens d'un grand rendez-vous autour de la candidate au Parc des expositions de la Villette. Cet événement avait été  baptisé « le printemps des élus ». La consigne leur avait été donnée de venir enrubanné de leurs écharpes tricolores. Je fais observer qu'ici « le Bleu, Blanc, Rouge » n'avait indisposé personne. Il est vrai qu'il ne renvoyait pas directement au peuple mais à ses élus, tout cela restait donc sage !

Le but de ce grand rendez-vous était d'enraciner la campagne de Ségolène Royal dans les territoires en mobilisant les élus locaux souvent connus sur le terrain.

Un certain nombre de personnalités politiques élues s'exprimèrent justement et ce avant l'arrivée de Segolène Royal qui devait livrer un message à la Nation, à ses élus et à travers eux au peuple français.

Jean-Pierre Chevènement prit la parole fort bien comme à son accoutumée, méticuleux dans l'argumentation et rappelant la nécessité ardente de faire retour à la République en tout domaine et qu'il était impérieux de comprendre la Nation comme une communauté de citoyens égaux en droits et devoirs et acteurs de leur destin politique.

Pour ma part je me trouvais installé dans le segment inférieur du carré dit des « officiels ». Vous imaginez, une place de choix pour observer. Christophe Borgel était à la manoeuvre pour veiller à ce que les personnalités politiques de premier plan puissent trouver place et cela fut fait impeccablement.

Je les avais donc tous ou presque devant moi. C'est de ce point de vue que j'ai pu assister à un drôle de spectacle.

Vint le tour de Dominique Strauss Khan de s'exprimer. Son allocution fut maîtrisée et sans doute méticuleusement préparée. Je suivais attentivement le message qu'il délivrait quand mon attention fut captivée par la gestuelle et les grimaces multiples d'un très beau jeune homme près de moi. Il récitait mezzo voce  mais suffisament ostensiblement le discours de DSK qui lui le suivait sérieusement d'un oeil. Je pris alors conscience que ce jeune homme de belle allure était l'un des répétiteurs de DSK. Son prénom est Ramzy mais la mémoire me fait défaut quant à son nom. Cet homme rodé aux plus parfaites techniques de la communication aidait DSK à soutenir sa prestation. DSK me faisait l'impression alors d'une marionette téléguidée par Ramzy.

22 janvier 2008

Le courroux de l'assistant parlementaire du député de la première circonscription !

42a1c520a44c7179947510a8b8284b12.jpgCet après-midi j'ai reçu un appel virulent et d'une rare violence verbale de l'assistant parlementaire du député de la première circonscription de l'Indre et Loire.

Celui-ci n'aurait pas supporté que je puisse faire un parallèle entre ceux qui s'apprêtent à congédier la souveraineté populaire le 4 février à Versailles et ceux qui par le passé votèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Vous l'aurez compris il ne s'agissait que d'une analogie qui aura eu le mérite de faire réagir.

D'ailleurs je vous dois une confidence, j'ai emprunté le procédé à un député socialiste des Landes qui lors de la campagne référendaire de 2005 avait eu lui aussi recours à cette image !

Bref je serai tenu de me taire, de taire la vérité de ce que je pense ! Mais il faut avoir aussi le courage de penser les actes que l'on accomplit, les mettre en perspective dans l'histoire. 

Si j'ai pu blesser l'homme qu'est notre député, je le conçois et m'en excuse sincérement comme il le sait, mais je ne retire rien à la charge qui visait le politique ! 

Je n'ai rien à cacher ! Je continuerai à dire et à vous faire savoir ce que je pense en vérité ! 

François Bayrou a sans conteste raison sur le fond !

020cbc850dfa35738781ee61921c8955.jpgJe partage sans réserve le constat de François Bayrou. Je le cite :

"Imaginez-vous un responsable du parti socialiste venir à la télé et déclarer que "l'avenir de la France, c'est le socialisme". Si vous ne pouvez pas prononcer une telle phrase, vous ne pouvez plus vous appeler PS [....]. Si la désillusion est à la hauteur de ce que je crois, il faudra que tous les reconstructeurs se réunissent, il faut faire travailler ensemble des démocrates, des socialistes, des républicains y compris de droite, par exemple des gaullistes qui sont aujourd'hui pleins de doutes et de questions". François Bayrou.

C'est exactement ce que le Mouvement Républicain et Citoyen avait tenté en 2002 avec Jean-Pierre Chevènement. Et c'est ce à quoi je crois fermement pour relever norte Pays. En la matière il ne fait de doute que le MRC en aura été le précurseur. 

François Bayrou, continuez sur cette voie mais respecter aussi votre parole de la tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne. J'ai l'intime conviction qu'une grande histoire pourrait alors commencer !  

 

21 janvier 2008

Puis le Verbe se fit chair ! acte I

2263fda87f5232cc4a6d24b7ca5a9a0a.jpgAvant d'en venir à mon département et de tourner définitivement cette page, le verbe se fit chair aussi à Paris.

Oui, c'est certain Ségolène Royal a cru pouvoir accomplir avec la cohorte des nouveaux adhérents socialistes le miracle de la destruction du temple socialiste : le Parti. C'était sans doute l'une de ses plus secrètes ambitions et cela ne me déplaisait nullement : le rebâtir en 3 jours de temps de campagne. Mais les pharisiens l'attendaient au tournant.

Membre de la délégation du MRC, je participai au grand rendez-vous d'organisation de la campagne au CNIT de la Défense. Il y avait là conseillers spéciaux de la candidate, animateurs locaux, candidats aux futures législatives de l'époque, premiers fédéraux du parti socialiste.

Je me souviens de Jack Lang faisant les 100 pas dans le hall du CNIT pensant faire son entrée avec Ségolène Royal pour produire son effet. Ce fut raté dans le mesure où là candidate puissament orientée par sa garde rapprochée emprunta un autre chemin pour faire son apparition. Pour lot de consolation Jack Lang fut tout de même pris en photo par des badauds qui passaient dans le grand hall du CNIT, il semblait apprécier leur sollicitude.

Je me souviens d'Arnaud Montebourg, jovial et chaleureux et distribuant des cachous Lajaunie ! Il semblait en faire une consommation effrayante !  Mon intuition là aussi est qu'Arnaud Montebourg préparai une future conquête du PS. Peut-être viendra-t-elle le moment venu !

Je suis me souviens de Ségolène Royal en matinée plaidant pour une nouvelle méthodologie de campagne électorale, la démocratie participative et de François Hollande dans l'après-midi recadrant la candidate absente en rappelant à qui l'aurait oublié que la campagne restait celle du Temple Socialiste.

Bref Ségolène Royal était bien seule, l'appareil socialiste semblait résister à son projet de destruction pour mieux renaître !

La campagne à Paris pour ce qui est de l'organisation devenait un fatiguant théâtre d'ombres : il y avait les réunions du mardi à Solférino avec ou sans la candidate, quelques réunions de concertation ici où là et le coeur impénétrable de la campagne qui battait au 282 boulevard Saint-Germain.

Le Mouvement Républicain et Citoyen demeurait attelé à la tâche, nos consignes étaient claires : faire la campagne et aider le mieux que nous pouvions la candidate. Ces consignes émanaient directement de Jean-Pierre Chevènement très attentif à ce que les cadres de son parti remplissent le contrat. Cela fut fait dans beaucoup de départements ! 

Il me revenait donc de m'exécuter en Indre et Loire.

Au commencement était le Verbe !

1ad2042ae1267959a2fd1e4d6e4e26c1.jpgJe suis entré pour ma part en campagne pour l'ex-candidate à la présidence de la République par la porte royale d'un accord politique sincère. Il comportait l'alpha et l'oméga du logiciel républicain propre au Mouvement Républicain et Citoyen et il avait l'avantage pour Ségolène Royal de voir Jean-Pierre Chevènement retirer sa candidature à la Présidentielle de 2007.

D'ailleurs cet accord n'était pas si loin de la synthèse du 74ème Congrès du Parti Socialiste au Mans. Il comportait l'assurance de la tenue d'un référendum sur tout nouveau traité européen. Ainsi donc les guerres fraticides de la gauche trouvaient là une armistice plus que souhaitable.

L'accord MRC-PS via Ségolène Royal était équilibré, doté d'un ample volet politique et d'une expression électorale rétrécie mais honorable, il permettait aussi aux "chevènementistes" de faire campagne en étant au clair avec leur conscience et leurs convictions. Personne au MRC n'a ménagé sa peine pour faire triompher Ségolène Royal.

L'ensemble des cadres du MRC a donc appuyé sans sourciller la candidate Ségolène Royal. A ce sujet je me souviens que lors d'un de nos conseils nationaux, un très proche collaborateur de Jean-Pierre Chevénement portait à la main un dossier épais sur la couverture duquel il était inscrit Ségolène Royal. Compte-tenu de la grande amitié que me lie à cette personne je lui demandai ce qu'il y avait dans ce dossier. Il me répondit qu'il s'agissait d'un projet de discours pour Ségolène Royal et que Jean-Pierre Chevènement y avait apporté des corrections. Ce fut à ma connaissance le discours de Villepinte, remanié par Ségolène Royal le jour de son premier grand meeting parisien. Il en fut de même pour un discours sur la Défense et la Culture et un projet de discours sur la sécurité qu'elle choisit pour ce dernier de ne pas retenir.

Tout semblait bien commencer mais c'était sans compter avec le personnel politique du PS qui n'aura eu de cesse de contester la candidate et de jeter aux oubliettes notre accord !

C'est ce que j'ai vécu dans mon département en tant que membre du comité de campagne de Ségolène Royal en Indre et Loire.

Dans un prochain billet intitulé "Puis le Verbe se fit chair" je en vous ferai la relation ! Cela sera ma plus belle histoire pour vous !

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