22 juin 2008

Congrès MRC 2008 : la presse commence à en parler !

b916fe4ee3bd99d9bf9269193ffbfd20.jpgQuotidien - Libération - Samedi 21 juin 2008 - LAURE EQUY  

Ils sont une petite chapelle de 4 000 fidèles. «Le nombre reste très stable», sans hémorragie ni frémissement, commente l’ex-sénateur Jean-Yves Autexier. Disciples de Jean-Pierre Chevènement depuis le Cérès, son ancien et influent courant au PS, ils l’ont suivi dans l’aventure du MDC puis au Mouvement républicain et citoyen (MRC). D’autres y militent pour la première fois, séduits par les idées républicaines du parti et ses positions anti-traités européens. Pourquoi y croient-ils ?

«Cap».Le MRC, qui tient son congrès au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ce week-end, reste groupusculaire et peu audible dans le concert des voix de gauche. «Il faut parfois une certaine abnégation pour être au MRC, convient Autexier, accepter de développer des idées sans en récolter les fruits.» A les croire, les militants ont des raisons de se consoler. Rangés derrière un seul homme, ils gardent d’abord une foi inébranlable en leur «Che». «Beaucoup sont là pour lui, pour sa vision», vante l’un. «Il va nous remotiver au congrès, donner un cap», s’emballe un autre. Le président d’honneur du MRC pour incarner le renouveau ? «Tant qu’on a un homme avec cette aura, la question de la relève ne se pose pas vraiment, il est une référence pour nous», tranche Bruno Valentin, secrétaire fédéral de l’Aveyron.

Reprochant au PS de se concentrer sur des questions tactiques, ils disent avoir trouvé au MRC des débats de haute volée. «On n’a pas vocation à être un parti de masse, plutôt un parti d’idées», fait valoir Nasser Douidi (Val-d’Oise). «Ce n’est pas une grosse machine mais il y a de la matière grise», fanfaronne Béatrice Négrier, élue à la région Languedoc-Roussillon. Un entre soi où l’on cogite dur à l’abri des manœuvres d’appareil. Philippe Disant (Nord) vante «un parti stable idéologiquement».«On ne vient pas au MRC par hasard. Déjà il ne faut pas perdre le fil. Chevènement, parfois, c’est du bac + 5 !» lance Jean-Christophe Frachet, secrétaire de l’Essonne, qui a adhéré pour «le discours républicain et social le plus cohérent». D’autres citent l’idée de Nation, la laïcité, une «analyse de fond sur la mondialisation» et surtout l’Europe. Les non successifs au traité de Maastricht en 1992 - à l’origine du départ de Chevènement du PS -, à la Constitution en 2005 et au traité de Lisbonne ont attiré des militants qui «ne sont pas antieuropéens mais ne veulent pas de cette Europe-là», souligne Sylvain Guy (Paris).

«Massue».Mais un parti peut difficilement vivre de son champion et d’idées fraîches. Avec au compteur un député, trois maires de communes de plus de 20 000 habitants et 300 élus, la séquence électorale 2007-2008 le lui a sèchement rappelé. «Pour exister, il faut des élus, note Sylvain Guy, sinon on devient un club politique. Or, gagner seul, pour un petit parti, c’est très compliqué.» «On aimerait aller à la bataille nous-mêmes, mais on doit tenir compte des rapports de force», confie Claude Nicolet, premier secrétaire du Nord. Frustrant, parfois décourageant de faire campagne pour une tête d’affiche PS quand on tient à son indépendance«grand frère». Bruno Valentin se rappelle avoir vécu «d’abord comme un coup de massue» le retrait du Che de la présidentielle au profit de Royal : «On avait déjà les affiches de Jean-Pierre, mais il a pris une sage décision.»

Les chevènementistes espèrent rebondir en pesant sur la rénovation à gauche, via la création d’«un grand parti» que leur chef appelle de ses vœux et en jouant le rôle de «boussole républicaine». «On a l’analyse pour secouer la gauche mais on ne sait pas assez communiquer», décrypte Béatrice Négrier. Un ex-militant, plus sceptique : «En quoi le MRC a-t-il jusqu’ici influencé la gauche ? Le PS est-il, du coup, moins social-libéral ? Je ne crois pas.»

20 juin 2008

Le Congrès du MRC va appeler ce week-end à un grand parti de toute la gauche

 

Dépêche AFP, vendredi 21 juin 2008, 16h56.


 

Le Congrès du MRC va appeler ce week-end à un grand parti de toute la gauche
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement devrait appeler à la création d'un "grand parti de toute la gauche", lors de son Congrès samedi et dimanche au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne.

Une seule motion - adoptée à l'unanimité par la direction le 4 mai - est présentée au Congrès, qui se tiendra à huis clos samedi dans cette ville du Val-de-Marne gérée par un maire MRC, Jean-Luc Laurent, a-t-on appris vendredi.

A l'issue des travaux, M. Chevènement, seul candidat en lice et actuel président d'honneur, devrait prendre la présidence de cette petite formation qu'il a fondée après avoir quitté en 1993 le Parti socialiste.
Le premier secrétaire Georges Sarre devrait rester à la direction du parti à l'issue du Congrès.

Désarçonné après sa défaite aux législatives de 2007 - il avait aussitôt démissionné de son poste de maire de Belfort - Jean-Pierre Chevènement, 69 ans, fait son "come-back": prenant officiellement la tête de son parti, l'ancien ministre entend aussi se présenter aux sénatoriales de septembre.

Tirant la leçon de la défaite de la gauche en 2007 - il avait alors soutenu activement Ségolène Royal - et dans un contexte de "crise de la globalisation libérale", le MRC propose une nouvelle stratégie de rapprochement avec le grand frère socialiste.

Il appelle à un "grand parti de toute la gauche" qui rassemblerait "sans sectarisme, toutes les sensibilités". Mais pas question d'une fusion, insiste M. Chevènement.

"Le MRC doit être le catalyseur de ce vaste mouvement de refondation" qui "doit porter ses fruits à l'horizon 2012", dans la perspective de la présidentielle, affirme l'ex-ministre, qui fut l'un des fondateurs du PS, aux côtés de François Mitterrand, lors du Congrès d'Epinay en 1971.

Le Congrès du MRC doit définir les étapes pour parvenir à ce rassemblement, au travers des "forums de l'unité" pouvant "déboucher sur des assises de la gauche en 2009".

Jean-Pierre Chevènement entend toutefois rassurer les quelque 4.000 militants: en attendant la naissance de ce grand parti, le MRC "restera uni sur son projet républicain" et convoquera un "Congrès extraordinaire" avant toute "recomposition de la gauche".

24 avril 2008

Jean-Pierre Chevènement sur direct 8 !

Jean-Pierre Chevènement invité de Politiquement parlant sur Direct8 mardi 22 avril à 22h30

L'émission, présentée par Valérie Trierweiler, dure 52 minutes. Elle peut être visionnée ci-dessous en 4 parties. Voici la première partie :

La seconde partie de l'émission :

14 avril 2008

Podcast : Jean-Pierre Chevènement invité de RFI lundi 14 avril à 8h15

f1fe8ee1ad1aec3079bb4e1f69b8a349.jpg02bf05c55058ceafbf6425409bc0d981.jpgIl sera interrogé par Frédéric Rivière pendant 15 minutes.  

podcast http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/rfi-14042008.mp3
Podcast

L'émission peut être écoutée sur le site de Radio France International en direct ou sur votre radio (89 FM à Paris)

05 avril 2008

Podcast de Jean-Pierre Chevènement sur Radio Orient !

podcast http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/radioorient-04042008.mp3

Podcast

Podcast de Jean-Pierre Chevènement, invité des Grands débats de BFM !

podcast http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/bfm-20080402.mp3

Podcast

Visitez l'univers de Jean-Pierre Chevènement et du MRC sur Netvibes :-)

Au menu : les dernières actualités et prises de positions de Jean-Pierre Chevènement, celles du Mouvement républicain et citoyen, les dernières publications de la Fondation Res Publica, les derniers billets postés sur les blogs des militants du MRC et sur les blogs des fédérations MRC et enfin une sélection de ressources historiques sur le courant de Jean-Pierre Chevènement (du CERES au MRC).

Capture d'écran de l'univers
Capture d'écran de l'univers
L'adresse de l'univers : www.netvibes.com/mouvementrepublicainetcitoyen

N'hésitez pas à laisser l'adresse de votre blog dans les commentaires ou à webmaster@chevenement.fr, mais attention, il faut que votre blog ou site dispose d'un flux RSS pour pouvoir être ajouté.

12 décembre 2007

Podcast de Jean-Pierre Chevènement sur Radio Classique

podcast http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/radio-classique-11122007.mp3477fd723080b875cd3474cacee1f6359.jpg
Podcast

11 décembre 2007

Jean-Pierre Chevènement mousquetaire selon Ségolène Royal !

eb54b4fc7bbb14006f09005ef409ebcf.jpg"Un jour, je me souviens...je ne sais plus quel était le contexte. Le moement était particulièrement dur...Il est venu dans mon bureau et, en tête à tête, il m'a dit : "Ségolène, quand j'entends ce que disent de toi certains qui devraient être les premiers à te soutenir, dis-toi que tu es  seule, çà te donnera de la force. Par nature, par définition, le chef est seul quand il décide [....] Fais selon ta raison mais aussi ton intuition, ton instinct, notre rôle, nous, c'est de suivre et de te soutenir..." Et effectivement, il a suivi. Toujours [....] Ah ! S'il y avait eu 20 Jean-Pierre Chevènement autour de moi... Ou même 10...."

Ségolène Royal, Ma plus histoire, c'est vous. Grasset. 2007.

07 novembre 2007

Non à une Constitution « bis » !

Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Le Monde, édition du 8 novembre 2007.
A défaut de refuser le traité de Lisbonne, le PS devrait au moins s'abstenir de le cautionner.

Non à une Constitution « bis » !
Ecrasée par son "surmoi" européiste, Elisabeth Guigou n'envisage pas d'autres solutions pour les socialistes que de voter oui au traité de Lisbonne (Le Monde du 1er novembre) et de faire ainsi la courte échelle à M. Sarkozy pour imposer par la voie parlementaire une Constitution bis.

Elisabeth Guigou n'oublie qu'une chose : le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté à 55 % des voix un projet de Constitution dont le traité de Lisbonne reprend toute la substance. M. Sarkozy a certes annoncé pendant la campagne présidentielle qu'il ferait ratifier par la voie parlementaire un "mini-traité" ou un "traité simplifié". Mais ce n'est absolument pas de cela qu'il s'agit !

Avec 256 pages empilant les articles qui modifient les traités existants, le traité de Lisbonne n'est nullement un "mini-traité", encore moins un "traité simplifié". C'est d'abord une mystification. On comprend la frustration de M. Giscard d'Estaing, qui, certes, retrouve intégralement son oeuvre dans le traité de Lisbonne, mais brisée en mille morceaux que seuls des juristes besogneux pourront laborieusement recoller. Ce n'est pas ainsi qu'on comblera le déficit démocratique de l'Europe !


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