30 juin 2008

Soutenez Jean-Pierre Chevènement, adhérez au Mouvement Républicain et Citoyen

Vous voulez aider à la création d'un grand parti de toute la gauche avec un véritable ancrage républicain ? Rejoignez le MRC !

Soutenez Jean-Pierre Chevènement, adhérez au Mouvement Républicain et Citoyen
Vous pouvez télécharger et imprimer le bulletin d'adhésion ci-dessous au format PDF.

Retournez-le ensuite accompagné de votre chèque à l'ordre de l'AFMRC au :
MRC - 9 rue du Faubourg Poissonnière - 75009 Paris

(Contacts : tél 01 44 83 83 00 - contact@mrc-france.org)

Le service adhésions du MRC vous confirmera par courrier votre adhésion sous 15 jours.

Bulletin_d_adhésion_MRC_2008.pdf Bulletin d'adhésion MRC 2008.pdf  (116.89 KB)

24 avril 2008

Un grand parti de gauche pour un New Deal par Jean-Pierre Chevènement

d3b3d1ab534f50a409b52e8d4a295f16.jpgTribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans l'édition du Monde du 24 avril 2008.
L'électrochoc dont a besoin le Parti socialiste pour se reconstruire et l'emporter passe par une critique approfondie du capitalisme.

Certains, à gauche, comptent sur la puissance du rejet du pouvoir en place : il suffirait, à leurs yeux, que le Parti socialiste désigne demain un candidat crédible, en cohérence avec le projet social-libéral qu'il porte depuis 1983, éventuellement corrigé à la marge. Pour d'autres, les trois échecs successifs du candidat socialiste à l'élection présidentielle (1995, 2002, 2007) ne sont pas l'effet du hasard, mais la conséquence d'une rupture profonde avec les couches populaires que Ségolène Royal n'a comblé qu'en partie en 2007.

La reconquête de l'électorat populaire n'est pas possible à partir de l'existant. Elle passe par l'organisation d'un électrochoc puissant, débouchant sur la création d'un grand parti de toute la gauche, à condition bien entendu qu'il porte un projet à la hauteur des défis de la crise qui vient. Le mouvement socialiste, depuis les origines, n'a jamais fait l'économie d'une critique du capitalisme de son temps. La refondation de la gauche aujourd'hui ne peut davantage faire l'économie d'une critique approfondie de la globalisation.

08 avril 2008

Celui qui n'accepte pas la rupture avec la société capitaliste ne peut être un adhérent du Parti Socialiste !

64123232aa42338da849dfeccfa31677.jpg« Violente ou pacifique, la révolution, c'est d'abord la rupture, celui qui n'accepte pas la rupture – politique c'est secondaire ça va de soi – celui qui n'accepte pas la rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut être un adhérent du Parti Socialiste ». François Mitterrand

A relire cette considération de François Mitterrand, nous n'avons d'autre choix réaliste que de créer un grand parti de toute la gauche !

François Mitterrand : " je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas "

07 avril 2008

Communiqué de Jean-Pierre Chevènement

fb3a6211c99351e3d3e7eb5f707cc222.jpgLe Kremlin Bicêtre, le 6 avril 2008, 17h
 
Le Conseil national du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), réuni le 6 avril, a adopté un projet de texte d'orientation, en vue du Congrès qui se tiendra le 21 et 22 juin au Kremlin Bicêtre (Val de Marne).
 
La situation est d'une gravité exceptionnelle. La crise financière est là. La crise de l'hégémonie américaine est patente. La réponse est dans une réorientation de la construction européenne au sein d'un monde multipolaire. La gauche ne peut pas continuer à s'inscrire dans un projet de simple alternance. Elle doit offrir une alternative progressiste à la politique de M. Sarkozy.
 
Le MRC offre à la gauche un projet républicain, comportant notamment la possibilité de nationalisations partielles ou totales, pour préserver le tissu productif.
 
Le Conseil national s'est également félicité de la disponibilité de Jean-Pierre Chevènement (actuellement président d'honneur du MRC) à reprendre la présidence active du MRC à l'issue du Congrès de juin. Il a enfin manifesté la volonté du MRC de s'inscrire dans un processus de refondation républicaine par la création d'un grand parti de toute la gauche.
 
Cette refondation ne saurait en aucun cas être confondue avec une adhésion au PS. Il s'agit de créer un électrochoc pour rassembler toutes les sensibilités, attirer les nouvelles générations et ancrer la gauche dans le peuple
.

Résolutions du Conseil National du 6 avril

96a6d2abe368e7cd4478c641e26f83cf.pngLe conseil national du MRC réuni le 6 avril au Kremlin-Bicêtre a procédé au vote de deux résolutions :

 

  • 1 / résolution : résolution portant modification de l'article 40 et 42 des statuts du MRC comme suit : le terme Président remplace le terme de Premier Secrétaire. Explication : Jean-Pierre Chevènement a émis le souhait de devenir le dirigeant effectif du MRC au terme d'un congrès extraordinaire qui est fixé les 21 et 22 juin prochain.

  • 2 / résolution : Envoi d'un texte d'orientation politique dans les départements qui précise la volonté du MRC de le voir devenir partie prenante d'un grand parti de la gauche dont la nécessité se fera jour face à la crise générale que traverse notre pays et la gauche. Le dépassement du MRC dans une grand parti de la gauche n'est en rien synonyme d'une intégration du MRC dans les instances du Parti Socialiste.

 

Ces deux résolutions ont été voté à l'unanimité plus deux abstentions des membres du Conseil National comme elles ont reçu l'agrément des participants à ce Conseil National.

Un Conseil national préparatoire du congrès extraordinaire est convoqué pour le 4 mai.

L'actuelle direction nationale est mandatée pour la préparation du congrès extraordinaire.

Projet de déclaration de Koffi Ghyamphy devant le Conseil National du 6 avril

46fa1e6082d8e5d8cead014874ff9494.pngNul ne peut affirmer sérieusement que la séquence électorale que nous venons de connaître est synonyme d'un sursaut de la gauche.

La victoire d'un certain socialisme municipal n'est qu'une courte façon de voir et cette prétendue victoire ne permet pas d'envisager le devenir collectif de la gauche.

D'ailleurs cette prétendue victoire est le souvent le fruit d'une combinatoire aléatoire : le même agencement qui faisait gagner à un endroit était la cause d'une défaite à un autre endroit !

Bref rien de très neuf. Et alors je pense qu'un enseignement peut être retiré de tout cela : la gauche est très loin d'être prête à se poser la question problématique de ses alliances ! Tout cela est trop instable. La gauche est instable !

Donc, nous républicains de gauche, notre devoir demeure le même : affirmer notre cohérence politique, l'inscrire dans le paysage politique, mener les contacts utiles avec nos partenaires de la gauche et appeler à une refondation républicaine de la gauche qui conjurera son instabilité.

03 avril 2008

Appel pour "Un nouvel Epinay" !

9cb60ad01153e9aa7bd88a62e252be8b.jpgLe 6 avril le Mouvement Républicain et Citoyen réunira son parlement (Conseil National) et lancera un appel à l’unité de la gauche, un « nouvel Epinay ».

Plus que jamais la gauche doit aller de l’avant en se rassemblant et en y réfléchissant ! 
 
Le Mouvement Républicain et Citoyen prendra toute sa part dans la refondation républicaine de la Gauche !
 
C'est son devoir devant l'histoire !  

09 septembre 2007

Extrait de l'intervention de Jean-Pierre Chevènement à l'université d'été du MRC à Dunkerque !

b2c0180eaf0cc82edc1d8861373c5a5a.jpgLa gauche doit devenir audible en prenant position sur le fond.

1. La nécessaire critique du capitalisme globalisé.

La gauche doit offrir une autre perspective. Pour représenter une alternative, elle ne peut faire l'économie d'une critique du capitalisme globalisé. Le Président de la République s'est présenté devant l'université d'été du MEDEF comme un excellent « directeur des ressources humaines », capable de mobiliser les talents et les compétences des socialistes. Il n'y réussirait pas aussi bien si beaucoup de ceux-ci ne se vivaient pas comme « hors d'eau », promis à une opposition de longue durée et si conceptuellement, ils n'avaient pas déjà acquiescé à l'inéluctabilité de la globalisation libérale. Naturellement je distingue les membres du PS qui ont porté à leur camp un coup très rude avant même l'élection législative en rejoignant le gouvernement Fillon et les autres, en particulier les auteurs de rapports qui dans certains cas peuvent jouer un rôle utile : je pense par exemple au rapport d'Hubert Védrine sur la mondialisation et la politique extérieure de la France. Je constate, cependant, que certains sociaux-libéraux – ainsi Bernard Kouchner -finissent par avouer qu'ils ne voient plus beaucoup de différence entre le pareil et le même. Pour retrouver la vue, il leur faudrait sortir de leur vision, bref fermer la parenthèse libérale !

Le succès relatif de l'ouverture pratiquée par Nicolas Sarkozy traduit ainsi la démoralisation de la gauche social-libérale.

Bien entendu cette critique de la globalisation libérale – qui définit le socialisme – ne suffit pas. Il faut bâtir, à partir de là, un projet républicain pour la France et bien sûr élaborer une vision pour l'Europe et le monde, sachant que la réalité ne correspond jamais spontanément au désir qu'on en a. Mais enfin, il ne suffit pas pour le PS d'avoir Pascal Lamy à l'OMC et Dominique Strauss-Kahn au FMI ! On ne peut qu'être inquiet, quand on lit Bernard Poignant qui ne propose rien moins que de « prendre acte » de la globalisation et préconise un parti socialiste à l'avant-garde de la ratification du traité simplifié. Le parti socialiste n'aurait rien à gagner à courir toujours plus à droite, sous prétexte de rattraper le centre. Il ferait de plus en plus difficilement entendre sa différence avec la droite. Sur l'Europe et la politique étrangère le parti socialiste doit s'exprimer d'une voix distincte.

Je sais bien que Bernard Poignant n'est pas tout le parti socialiste : son expression reflète le poids en son sein des tendances gestionnaires. Je sais qu'il y a encore des socialistes qui comprennent ce que signifie la République.

2. Le test de la réforme constitutionnelle sur le traité simplifié.

Il dépend du parti socialiste de refuser la réforme constitutionnelle nécessaire à l'adoption du traité simplifié par la voie parlementaire. Le parti socialiste ne doit pas régresser par rapport à la position définie par sa candidate à l'élection présidentielle. Ce qu'un référendum a rejeté, seul un autre référendum pourrait le faire accepter. Encore faudrait-il que le PS accepte de discuter librement. J'espère que les Assises de la gauche serviront à cela. Pour rebâtir la gauche, on ne peut pas faire l'impasse sur tout ce qui s'est passé depuis vingt-cinq ans. Ce courage élémentaire est nécessaire. Mais bien sûr il faut surtout, à partir de l'analyse du monde globalisé, faire des propositions tournées vers l'avenir.


Conclusion : le combat du MRC

La République est un combat. La refondation républicaine de la gauche ne peut se faire que si les objectifs sont clairement fixés, le reste étant évidemment affaire de moyens et de calendrier.

Portons le débat sur le fond. Evitons les critiques stériles. Il faut dépasser les querelles personnelles, mettre tout le monde autour de la table, faire des analyses exigeantes, aussi bien pour le passé que pour l'avenir. La gauche doit se placer au niveau de l'Etat et pas simplement du point de vue de ses intérêts partisans.

Bernard Poignant a écrit : « les amis de Jean-Pierre Chevènement n'ont plus qu'un temps restreint devant eux ». A soixante-huit ans, j'estime avoir encore quelques belles années pour élaborer avec vous le logiciel dont la gauche et la France ont besoin et pour préparer les redressements nécessaires. L'élection de 2012 se prépare dès aujourd'hui et nous devons être capables, demain comme hier, s'il le faut, de faire entendre notre voix et de peser, directement ou indirectement entre les candidats en lice. J'appelle surtout à la tenue d'Assises de toute la gauche dans les délais les plus rapides. Ensuite il faudra prendre les moyens d'une vraie refondation, sur des bases républicaines au sein d'une organisation unique de toute la gauche. Je partage tout à fait l'opinion de Vincent Peillon : l'organisation d'un Congrès de refondation de toute la gauche et pas d'un simple Congrès socialiste sera le test d'une vraie volonté de rénovation. Nous verrons alors si nous en serons ou si nous n'en serons pas, hypothèse que nous ne saurions exclure. Car le MRC n'est pas prêt à mettre la clé sous le paillasson et je vous mets en garde contre les appels du pied démagogiques de certains socialistes qui n'aspirent à rien d'autre qu'à nous réduire et à nous désarmer.

Si j'ai décidé de prendre quelque recul avec mon engagement local c'est pour mieux me recentrer sur l'effort politique national qui reste à accomplir. Je le ferai avec la Fondation Res Publica sur le plan de la recherche, à travers un Centre d'Education qui doit irriguer toute la gauche, et bien sûr avec le MRC. En affirmant son identité, celui-ci doit occuper toute sa place dans la refondation républicaine de la gauche. Ceux qui, il y a quelques années, ont voulu nous marginaliser, n'y ont rien gagné. L'intérêt de la gauche c'est de se réunir, avec toutes ses sensibilités et dans toutes ses composantes en prenant pleinement en compte l'exigence républicaine. C'est à ce prix seulement qu'elle pourra constituer une alternative véritable. Nous pouvons y apporter beaucoup. Un modèle républicain remis en marche, la citoyenneté et la fraternité retrouvées, une relation forte avec l'Allemagne mais également avec les autres grands pays européens, une « Europe européenne », alliée mais non vassale des Etats-Unis, la volonté de maintenir ouvert le dialogue des cultures et de faire progresser ensemble la justice et la paix, un multilatéralisme équilibré avec les pays émergents qui doivent faire droit au besoin de leurs peuples pour trouver toute leur place dans un monde plus juste, une Afrique redressée et dynamisée, son droit au développement reconnu, voilà un beau projet digne de la France et digne d'une gauche républicaine authentique ! Bref un projet qui se distingue du projet libéral et atlantiste.

En tout état de cause, le MRC, à travers toutes les péripéties à venir, doit savoir préserver son identité, sa mémoire et sa vision du monde, à vrai dire irremplaçables et bien sûr ses intérêts locaux essentiels. Comme je vous l'ai dit l'an dernier, aux Ulis, il y a quelque chose qui est au-dessus de l'intérêt. C'est l'honneur. Tenons bon, ensemble, camarades citoyens. Pour ce qui me concerne, ma résolution est totale. Nous avons eu raison de mener tant de combats ! Ils éclairent et éclaireront longtemps l'avenir. Ils porteront de beaux fruits si nous restons mobilisés au service de la République, au service de la France.
Dimanche 09 Septembre 2007